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Coups de gueule (Non mais!)

J’ai la poisse ou quoi?

C’est que je commence à me demander après ce weekend.


Premier coup de poisse vendredi soir, avec la réception de la lettre de relance de mon syndic préféré, m’informant que le loyer du mois de juin ne leur est pas parvenu. Après un rapide tour sur le site de La Poste, je me suis aperçue qu’aucune information n’était disponible concernant mon envoi Recommandé avec Accusé de réception. Un comble !


Le lendemain, je me suis présentée au bureau de poste d’où j’avais fait l’envoi. L’accueil était frais, étant donné que les guichetiers, coincés entre les usagers bougons et les plaintes des usagers voulant retirer de l’argent alors qu’ils sont à sec, ne sont pas commodes en général. Après avoir un peu montré les dents, j’ai obtenu qu’un responsable s’occupe de mon cas. Provisoirement, car on était samedi, et ce gigantesque établissement qu’est la Poste était prête à sombrer dans l’inactivité du week-end. Réponse lundi, m’a-t’on dit.


Samedi-dimanche : les ascenseurs de l’immeuble sont tombés tour à tour en panne. Il en restait ½ sur 4 en service (1/2, car ce dernier est tombé en panne plusieurs fois le dimanche). Il m’a fallu donc descendre les seize étages à pied. Fort heureusement, je n’ai pas eu à remonter, car je suis tombée au moment où le demi-ascenseur fonctionnait (j’ai eu un peu de chance dans mon malheur, après tout).


Ce n’est peut être pas moi qui ai la poisse, après tout, mais cet immeuble qui porte malheur… C’est vrai que tout cloche depuis le jour où j’y ai mis les pieds !


Lundi : c’est confirmé, La Poste a perdu mon recommandé et a ouvert une réclamation. En attendant que l’on retrouve cette aiguille perdue dans la botte foin qu’est le courrier charrié par cet inc****tent établissement public, je suis allée faire un chèque à mon syndic.


Ah Paris ! Sa vie tranquille et reposante. Cette ville moderne où la qualité de vie est sans pareil, et où tous les services à la personne fonctionnent si merveilleusement bien.


Paris… Paris… I Love Paris!


Non, laissez tomber, je ne pense pas un traître mot de ce que je viens de dire. Mais qu’est-ce que je suis venu faire ici !? J’aurais mieux fais de rester à Lyon, tiens !


Grrrrr! >_<

Tendu comme un string!

Non, non, je ne verse pas dans le post porno… ^^ Le titre vient du délai très tendu que j’ai eu pour récupérer mes contrats de location aujourd’hui, contracter dans la foulée une assurance habitation tout risque, le tout avant mon aller-retour éclair sur Paris, demain.

Encore une conséquence de ce que j’appelle le j’menfoutisme général, et qui semble bien répandu parmi les Français. Je pense que la lenteur de la Poste est à classer dans cette même « mouvance ». Une façon de faire qui me fait un peu hurler car pendant huit ans, j’étais habitué à l’exactitude et le soucis du service au client à la sauce japonaise. C’est certain, sur ce point là, la France, c’est un pays très différent du Japon, et pas dans le bon sens. Aie !

Les faits : la société de gestion de mon futur appartement me téléphone vendredi dernier pour convenir du rendez-vous de ce vendredi, et m’assure que les documents contractuels me seront envoyés dans la journée. Second coup de fil lundi soir pour me confirmer que les documents m’ont été envoyés le matin même (Ah ! Tiens, mais c’est pas vendredi, ça !) par envoi recommandé et qu’ils m’arriveront le lendemain, mardi. L’avis de réception m’est parvenu en fait mercredi. Je dis bien avis, car le postier n’a pas daigné signaler sa présence au portail (les interphones, c’est pourtant pas fait pour les chiens ! >_< ) et est reparti avec la lettre en me laissant un avis « à récupérer à la poste pour cause d’abscence ». J’ai donc récupéré les documents ce matin et ai filé dans la foulée chez l’assureur. Temps consacré à cette tâche : une heure, dont quarante-cinq minutes passés à attendre mon tour au guichet de notre vénérable établissement postier national. Mais je n’étais pas au bout de mes peines, car il a fallu aussi passer en mairie pour l’authentification des signatures sur les contrats de location et de garantie. Et c’est qu’il faut un tampon officiel et une signature officielle pour authentifier une signature... o_O Et dire que je me plaignais qu’au japon, ils aimaient trop la paperasse et les procédures...

Cette suite d’imbroglios et de contre-temps me font sourire, et je ne les retiendrai certainement qu’au titre d’anecdote. Mais j’aurais certainement perdu mon sens de l’humour si j’avais dû repousser mon rendez-vous de demain pour cause de documents non reçus ou de manque de temps pour les démarches procédurières. Mais je trouve cet enchaînement de retards est un bon exemple du manque de sérieux latent auquel j’ai été confrontée depuis mon arrivée. Déjà pour la signature de mon contrat de travail, j’ai dû passer moult coups de téléphones car mes interlocuteurs oubliaient fréquemment de me tenir au courant…

Une chose est sûre, la prochaine fois que je veux envoyer des documents importants rapidement, je passe par DHL, parce que la Poste, c’est vraiment pas ça côté envoi en recommandé (déjà en Février, l’avis de réception de mon contrat de travail a mis dix jours à me revenir). Et quelque chose me dit que je devrais ouvrir une nouvelle catégorie sur ce blog : « Les coups de gueule de Meg ‘ ». Je sens que je vais avoir d’autres occasions d’exprimer mon opinion sur la vie en France ^^

La course à l’appartement

Un nouveau post, toujours sur le thème de la recherche d’un appartement à Paris, bien que cela ne soit plus tellement d’actualité pour moi. Il semblerait en effet que j’ai trouvé un petit nid douillet à habiter, niché au 20ème étage d’une tour du 15ème arrondissement de Paris. J’utilise le conditionnel car mon côté superstitieux m’y pousse et que je considérerai l’appartement acquis lorsque j’aurai signé le contrat et que j’aurai les clés en main, (vraisemblablement, ce vendredi 7 mars).

A chaque fois que j’ai déménagé dans la capitale Tokyoïte (intra muros ou banlieue), je prenais un véritable plaisir à traquer la bonne affaire dans le catalogue fourni de l’agence du coin. Et quand cette bonne affaire tardait à pointer le bout de son nez, il y avait toujours un employé plein de ressources pour contacter une agence voisine et trouver l’appartement désiré. Bien sur, il fallait faire avec le racisme de certains propriétaires et les fameuses mentions « appartement interdit aux chiens, chats, pianos et étrangers » visées en gros sur les annonces. Mais en une à deux journées, j’arrivais à trouver ce que j’étais venue chercher, sans trop de stress. Et cerise sur le gâteau, j’étais la cliente respectée par le prestataire de service, cet être vénéré qu’il fallait contenter à tout prix… ^___^

Les contraintes auxquelles j’ai dû faire face à Paris ont été d’un tout autre ordre. Et je dois avouer que j’ai vraiment ressenti du stress, me demandant si j’allais me trouver quatre murs et un toit où crécher. Je ne peux pas vraiment dire que cela ait été une partie de plaisir…

La première difficulté s’est présentée au moment de la prise de rendez-vous dans une agence. Je m’attendais à pousser la porte de la première agence trouvée et à demander le catalogue des appartements en location, comme à Tokyo, et là je suis tombée de très haut. Du fait du faible nombre d’appartements en location, peu d’agences affichent en vitrine des offres locatives et beaucoup n’accordent de rendez-vous que sur présentation d’un dossier de location. C’est dans ce dossier que réside d’ailleurs ma deuxième source de mécontentement. Bien que la liste des pièces à fournir soit réglementée par la loi, un bon nombre d’agences font leur propre liste et demandent des pièces justificatives qui n’ont strictement rien à voir avec la location d’un appartement : numéro de sécurité sociale, relevés bancaires, etc. Inutile de protester – même en invoquant l’aspect non-légal de certaines listes – car d’autres dossiers (de candidats moins regardant) ne demandent qu’à être examinés…

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