Meg' in... Miyajima (Japan)

Japan > Miyajima

 

 

 

Miyajima (Préfecture d'Hiroshima)

 

Cette île, se situant à 50 minutes du centre de Hiroshima par train et bâteau, est célèbre pour le temple de Ikutsushima, dont le Torii, les pieds dans l’eau, fait partie des scènes les plus utilisées pour représenter le Japon à l’étranger. Les Japonais eux-mêmes considèrent le temple et son torii comme l’un des trois plus beaux paysages du Japon.

Difficile de resister d’ailleurs à la tentation de visiter ce temple dès l’arrivée du bâteau au port de Miyajima. Il suffit d’ailleurs de suivre le flot de touristes qui se dirigent vers ce point d’attraction. Il faut tout d’abord s’engager les rues marchandes bordées de boutiques de souvenirs et de restaurants, que les commerçants ferment au soleil avec des toiles accrochées aux bords des toits. Les premières biches font leur apparition dès l’embarcadère de la gare maritime, s’approchant des touristes dans le but non désinteressé de se faire nourrir de sembe. Il faut se résigner ; Miyajima pourrait egalement se nommer l’île des crottes de biches ^^

Mais revenons au temple de Itsukushima, et à un ton plus poétique...

 

 

 

Le temple de Itsukushima

 

Enregistré comme site du Patrimoine Mondial à l’UNESCO en 1996, le temple aurait été établi sous l’Impératrice Suiko, en 593 mais n’aurait acquis sa forme actuelle qu’en 1168, lorsque des fonds recueillis par le seigneur de guerre Taira no Kiyomori le permirent. Le temple repose un ponton de bois, construit dans une petite baie. Cette construction particulière est due au fait que l’île jouissait d’un statut sacré à l’époque, et que le commun des mortels n’avait pas le droit de poser le pied sur son sol. Toute approche devait se faire par bateau, en passant sous le torii « flottant » qui servait ainsi de portail d’entrée. Haut de 16 mètres, fait en bois de camphriers de 500 à 600 ans d’âge, il date de 1875. Sa construction sur quatre pieds est destinée à luii assurer une plus grande stabilité sur un terrain mouvant, rabotés par les marées quotidiennes. A marée basse (vers cinq heures du soir), il est d’ailleurs possible de se rendre à pieds jusqu’à la base du torii.

L’esplanade du temple servait également de scène pour le Noh. Un corridor de 280 mètres parcours près de 20 bâtiments différents, tous peints en rouge vermillon, contrastant à merveille avec le bleu de la mer et le vert des collines environantes.  

 

 

Entrons dans le temple vermillon...

 

La première chose qui frappe lorsqu’on pénètre dans le temple de Miyajima, c’est cet immense corridor vermillon, bordés de poteaux de la même couleur et de lanternes.

 

Le bâtiment principal (Honden), reconstruit en 1571, n’est pas totalement ouvert au public, et il est possible d’y voir des prêtres officier. Il est dédié à trois déesses différentes, et les croyant viennent prier à partir du hall extérieur.

 

Devant le Honden, s’étend une vaste étendue de 553 mètres carrés, soutenu par 239 piliers de pierre ; le grand ponton Hirabutai (« la grande scène » en Japonais). Il inclut la haute scène Takabutai, construite en 1546 pour y jouer du théâtre Bugaku. Venu de la capitale d’alors, Kyoto, le style théâtral s’est implanté à Miyajima il y a 800 ans.

 

En quittant le Honden, on peut admirer la scène de théâtre de Nô ; unique en son genre, car construite sur l’eau, elle a été également conçue de façon à ce  que la cadence donnée par les pieds des acteurs vibre et résonne à l’unisson. Le bâtiment est facilement reconnaissable à sa couleur... brune.

 

Le pont Sori Bashi ; son usage aurait été de permettre à l’Ambasasdeur de l’Empereur de pénétrer dans le Temple lors des cérémonies importantes. L’actuel pont date de 1557.

 

 

Le temple Daiganji

 

Après une longue visite dans le Itsukushima (cela serait vraiment dommage de se presser tellement la promenade est plaisante), je me dirige vers le Daiganji, aux proportions modestes et à la couleur brune moins éclatante. Une apparence effacée cachant son importance ; autrefois, les moines du Daiganji étaient chargés de la construction et de l’entretien du sanctuaire d’Itsukushima. Il recelle egalement un Benzaiten (Statue du Dieu Benzai) et de nombreuses statues bouddhiques de renom.

 

A partir de là,, deux chemins se poursuivent en parallèle ; l’un le long d’un petit bras de terre ne regorgeant pas de lieux à visiter, l’autre, à flanc de colline, donnant droit sur l’Aquarium de Miyajima...

 

> Album photos des temples Ikutsushima et Daiganji

 

 

page suivante

La rue principale....

Le Torii flottant vu de l'entrée du temple d'Ikutsushima... et une vue de l'intérieur du temple lui-même.

Le Torii du temple Daiganji

 
   

 

© Megara - Liancourt, 2003-2007