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Miyajima (suite)
L'aquarium
A
quinze minutes du Daiganji se dresse l’aquarium de Miyajima. Créé en
1959, puis transféré en 1967 à Miyajima, il affiche plus de 300
tonnes d’eau en bassin, et présente beaucoup d’éléments de la faune
et flore aquatique de la Mer Interieur de Seto, mais aussi d’autres
régions du globe ; requins d’Amérique du Sud, poissons géants de
l’Amazonie, manchots de l’Antartique, phoques… Des shows sont
régulièrement organisés pour les visiteurs.
Go-ju no to,
Senjyokaku et Daisho-in
Après une pause dans un restaurant de la rue princiaple (tempura aux
huîtres, l’une des spécialités) , je continue ma tranquille
promenade dans les lieux encore invisités de Miyajima. Mon choix se
porte tout d’abord sur la pagode à cinq étages de l’île (Go-ju no
to) contruction en bois de 27,6 mètres de haut, mélange de style
japonais et Tang. Construite en 1407, elle renfermait autrefois une
statue de bouddha. Prendre cette pagode en photo est pour moi un
vrai challenge, sutout par ce temps couvert, qui la fait ressortir
très sombre; après plusieurs tentatives infructueuses, je me résous
à n’en prendre qu’une partie, ce qui me permet de conserver sa
magnifique couleur rouge vermillon.
Tout à côté du Go-ju no to se trouve une autre merveille en bois ;
le pavillon Senjyokaku. Grande librairie de sutras construite en
1587 sur les ordres de Toyotomi Hideyoshi, c’est le plus grand
bâtiment de l’île. D’une superficie de 857 tatamis, il est surnommé
le « Pavillon aux mille tatamis ». Sa façade, ouverte aux quatre
vents, n’est pas un caprice architecturale ; la construction de la
librairie a été suspendue à la mort de Hideyoshi.
Mais le temps passe, même s’il semble être un peu suspendu sur cette
île, et il me faut presser le pas pour atteinder le Mont Misen avant
16h00. Je retraverse donc le mini village commerçant, pour commencer
l’ascension du parc Momijidani. A ses portes se trouve le temple
Daisho-in, un veritable régal pour les yeux grâce à toutes ses
statues accrochées à flanc de colline. Fondé en 806 par Kukai –
fondateur du bouddhisme Shingon – c’est le temple le plus ancien de
l’île. Il accueilli l’Empereur Meijilors de sa visite du temple
Ikutsushima en 1885, et plus récemment, le Dailai Lama, en novembre
dernier, lors de la célébration du 1200ème anniversaire
du temple.
Suivant les feuilles rouges qui parsèment le parc Momijidani autour du
Daisho-in, je m’achemine lentement et sans trop m’en rendre compte
jusqu’à la station du funiculaire.
Le Mont Missen
L’ascension jusqu’au Mont Missen se fait par le funiculaire de
Miyajima, et dure une demi-heure environ. Le funiculaire recoupe en
fait deux lignes ; celle de Momijidani, sur 1.1 kilomètres, composée
de 22 « gondoles », et celle de Shishiiwa, fonctionnant grâce à deux
tramways aériens (ce n’est donc pas la même affluence). Les gondoles
sont les plus intéressantes du point de vue des sensations, étant
donné qu’elles oscilent au moindre vent.
J’arrive vers 16 heures à la station du Mont Missen, et m’attendris
un petit moment sur les singes prenant un bain de soleil sur les
pentes sabloneuses et ocres. La vue est également imprenable sur le
Parc de Setonaikai. Celui-ci, regroupant plusieurs îles de la Mer
intérieure de Seto, dont Miyajima, a été fondé en 1934, et couvre
une superficie de 627 km2. On se croirait presque dans le midi...
Il
faut environ 45 minutes pour monter jusqu’en haut du Mont Missen. La
randonnée ne compte aucune difficulté notable, il faut juste
calculer son temps de manière à reprendre le tramway avant 17h00,
heure du dernier départ (de toute façon, des hauts-parleurs
diffusent des messages d’avertissement au moins une heure à
l’avance). Sur le chemin, quelques temples méritent le détour ; le
Missen Hondo, et en face de lui, le Reikado (un temple où brûle
depuis 1200 ans le feu allumé par Kobo Daishi, fondateur du temple
Ikutsushima. La flamme brûlant au Parc de la Paix provient de ce
brasier). Un peu plus haut, le Sankido est le seul temple du Japon à
vénérer les ogres (exhaussant les voeux portant sur les affaires et
la prosperité). On trouve aussi des pierres aux formes étranges et à
l’équilibre apparemment précaire.
Le Torii au
coucher du soleil
Je
suis de retour au temple de Ikutsushima sur les coups de 17h30,
heure propice à la photo car le soleil est sur le déclin, et
illumine comme un miroir les flots fuyant le grand torii. A 18h15,
la mer s’est totalement retirée, et il est possible de s’aventurer
jusqu’aux pieds de la porte vermillon. Le sable est mou, les crabes
s’enfuient ici et là à l’approche des visiteurs, malheureusement
encore trop nombreux.
Je
reste là jusque vers 18h45, attendant avec un espoir vite dessus que
la porte soit illuminée, et que je puisse prendre des clichés de
nuit. Me trouvant bientôt toute seule sur le terre-plein, je finis
par abandonner et me dirige vers le port, où attendent les ferry.
Les rues sont désertes, et les seuls bruits proviennent des daims,
réinvestissant les rues à la recherche de nourriture, et les ryokan
(auberges). A 19h00, je suis sur le pont du navire, et découvre avec
stupeur, et déception... que je suis partie trop tôt. Le Torii est
allumé, mais je ne peux que l’admirer de loin.
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Album photos des temples Senjyokaku,
Daishoin, et du Mt Missen
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La pagode Goju-no-to... |
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Les
statues du Daisho-in |
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La vue depuis le Mont
Missen; le parc de Stonaikai |
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Le Torii au coucher du
soleil... |
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