Archives
Categories

Italie – Rome (8) : Santa Maria Maggiore, Torre de Argentina, arrivederci Roma

Aujourd’hui, c’est le « der’ des ders’ » : le dernier jour de mon séjour à Rome. Les dernières heures durant lesquelles je peux espérer visiter quelques-uns des monuments restant, et goûter de l’atmosphère de la capitale italienne. C’est donc après avoir réglé ma note à l’hôtel et réservé mon taxi pour l’aéroport que je m’élance pour cette demi-journée.

Élan qui va un peu se briser dans les minutes qui suivent, à la poste de la Place de la République, où j’espère acheter un timbre pour une carte postale. Quelle naïveté… Force est de constater que la poste italienne est encore un cran au-dessous de la Poste française, car même au bout d’une demi-heure d’attente, aucun guichet ne semble être intéressé de vendre des timbres à la vingtaine de touristes qui n’attendent que cela. Et pas d’automate en vue ! Dépitée, je ressors donc après ce délai d’attente inutile. Il faudra donc trouver un bureau de tabac pourvu en timbres en cours de route.

Basilique Santa Maria Maggiore

À quelque quinze minutes à pied de la Place de la République se dresse la Basilique papale Sainte-Marie Majeure (Santa Maria Maggiore), l’une des quatre basiliques majeures de Rome. Sa construction tient à la légende selon laquelle la Vierge serait apparue en 358 au Pape Saint Libère. Celui-ci ordonna l’érection de la Basilique Sainte-Marie en haut de la colline de l’Esquilino, alors enneigée. Un surnom est resté de cette légende : « Notre Dame des Neiges ».

Il est difficile d’arrêter une époque de construction à cette Basilique, puisqu’elle s’étend du Vème au XVIIème siècle. C’est en quelque sorte un condensé de tous les courants architecturaux ayant fleuri à Rome sur près de douze siècles.

Sainte-Marie Majeure rassemble de nombreuses reliques : la première crèche réalisée en pierre (1288), des fragments de bois du Saint-Berceau (conservés dans un reliquaire doré), et les reliques de Saint-Jérôme (à prendre au conditionnel).

Si le silence est toujours de mise dans ce lieu de recueillement, les gardes se montrent moins « offensifs » que dans la Chapelle Sixtine ou même le Panthéon. Une partie de la Basilique est en effet réservée à la messe, où les touristes ne peuvent absolument pas accéder. Ce qui permet d’éviter les troubles durant les offices religieux et les rappels à l’ordre qui s’en suivent.

La perspective de la nef :

Read the rest of this entry »

Italie – Rome (7) : Santa Maria sopra Minerva, Piazza Navona, Isola Tiberini

Première constatation… et première déception : l’obélisque de la place de la Minerve est en pleine rénovation. Dommage, j’aurais bien aimé prendre une photo de celui-ci avec son piédestal de marbre en forme d’éléphant, mais il faudra attendre la fin de sa réfection l’année prochaine. Il reste tout de même un gros morceau à se mettre sous la dent : la basilique elle-même.

Santa Maria sopra Minerva

Au début était le temple de la Minerve, dédié à Isis et Sérapis, érigé vers -50 par Pompée, qui laissa ensuite la place à une église construite par les Dominicains au VIIIème siècle. La basilique qui s’élève sur les terres romaines de nos jours est plus « récente », datant « seulement de 1370». Elle a tout de même connu de nombreuses modifications par la suite…

L’intérieur de la basilique:

Read the rest of this entry »

Italie – Rome (6) : Villa Borghèse, Panthéon et ses alentours

Ce vendredi, avant-dernier jour de mon séjour à Rome, se place encore plus que les autres sous le signe du marathon. Il me reste en effet de nombreux lieux à visiter, ceux-ci s’étalant du nord (Villa et jardins Borghèse) au sud (Île Tibérine) de Rome intra-muros, en passant par le Panthéon et ses environs chargés de musées. Quelque chose me dit que je n’aurai de toute façon pas le temps de tout faire.

Jardins et Villa Borghèse

Le nom de cette villa vient du cardinal Scipione Borghese, qui demanda à l’architecte romain Flaminio Ponzio d’agrémenter sa villa suburbaine de jardins au début du XVIIème siècle. Le lieu de villégiature, abritant la collection d’Art du cardinal, se vit ainsi agrémenter de jardins verdoyants et de très nombreuses fontaines.

D’une surface de 80 hectares, les jardins (remaniés au XIXème siècle dans un style anglais) constituent de nos jours un lieu de promenade pour les Romains, et de visite pour les touristes en recherche de culture et d’espaces verts. De nombreux musées se trouvent sur le parc : la Galerie Borghèse, le Musée national étrusque de la villa Giuilia, la Galerie nationale d’art moderne et contemporain, le Musée civique de Zoologie, le Musée Pietro Canonica, le Musée Carlo Bilotti et la Villa Médicis (que j’ai visitée quelques jours plutôt).

Sans s’attarder dans les musées, il faut tout de même compter deux à trois bonnes heures pour arpenter les jardins sans trop se presser, afin de profiter des fontaines et des nombreux points ombragés. Ce jour-là, nombreux sont les visiteurs à profiter de ce dernier jour de septembre pour feuilleter tranquillement un livre sur un banc, et à goûter aux rayons de soleil.

Quelques-unes des nombreuses fontaines du parc:

Read the rest of this entry »

Italie – Rome (5) : voyage dans l’Antiquité

De nouveau livrée à moi-même en ce quatrième jour de visite, j’ai décidé de la consacrer toute entière à un petit retour dans l’Antiquité. C’est-à-dire à la visite des sites du Colisée, du Mont Palatin et du Forum romain (et peut-être le Circo Massimo, si j’ai le temps).

Le Colisée

Difficile de manquer cet édifice aux proportions gigantesques : une circonférence de 527 m, pouvant accueillir jusqu’à 55 000 spectateurs. De son vrai nom Amphithéâtre Flavien (amphitheatrum Flavium), il doit sa construction à l’Empereur Vespasien (membre de la dynastie Flavienne). Débuté en 72, il fut achevé en 80 sous le règne de Titus (fils et successeur de Vespasien), qui eut alors la tâche de l’inaugurer. Les festivités d’inauguration durèrent plus de 100 jours, durant lesquels les spectateurs assistèrent à la mort de 2000 combattants, le massacre de 9000 animaux (amenés d’Afrique), et accessoirement, au martyre de nombreux chrétiens. L’arène remplie d’eau fut également le lieu de reconstitution d’une fameuse bataille navale entre les Grecs de Corfou et de Corinthe.

En 107, Trajan fit mieux, puisque les festivités célébrant ses victoires sur les Daces impliquèrent 11 000 animaux et 10 000 gladiateurs, pendant 123 jours.

Son nom de Colisée (Colosseum en latin) proviendrait d’une statue colossale de Néron érigée à proximité.
Read the rest of this entry »

Italie – Rome (4) : Forum de Trajan et Catacombes

La journée est prévue sur le même modèle que la veille : un peu comme un marathon, étant donné que j’ai une visite des catacombes prévue dans la journée (exigeant donc une présence à heure fixe au point de rendez-vous, sous peine de rater le départ). Ceci n’empêchant nullement la visite chaudement recommandée par mon guide de voyage…

…moyennant un petit arrêt par la Basilique Sainte Marie des Anges, et un petit moment de mysticisme…

… et une séance shooting Place de la République.

Read the rest of this entry »

Italie – Rome (3) : Château St-Ange et promenade de nuit

À quelques vingt minutes minutes à pied de la Place Saint-Pierre, se dresse le Château Saint Ange, l’un des sites iconiques de Rome. Bâti à l’origine par l’empereur Hadrien en 135 pour être son mausolée, et faire le pendant au tombeau d’Auguste, il a la forme d’une rotonde massive en travertin recouvert de marbre. D’abord destiné à des fonctions funéraires, il fut intégré à la muraille aurélienne (enceinte fortifiée protégeant la ville de Rome) dès 403.

Le nom de « Saint Ange » provient d’une légende quant à l’épidémie de peste ayant frappé la ville en 590. Le Pape de l’époque, Grégoire Ier, aurait été le témoin de l’apparition de l’Archange Michel, au sommet du château, remettant son épée au fourreau, signifiant ainsi la fin de l’épidémie.

Le château fut ensuite tour à tour prison, poste d’avant-garde protégeant le Vatican (auquel il fut relié par une muraille au IXème siècle, formant la Cité Léonine), palais… et enfin musée au XXème siècle.

Read the rest of this entry »

Cité du Vatican (3) – Chapelle Sixtine et Basilique Saint-Pierre

Vers 16h00, le petit groupe auquel je me suis jointe arrive enfin en vue des bâtiments abritant la Chapelle Sixtine, laissant derrière lui les autres musées.

La Chapelle Sixtine

Celle-ci, devant son nom au pape Sixte IV qui la fit bâtir de 1477 à 1483, communique avec les Chambres de Raphaël et la collection d’art religieux moderne. Elle comprend un souterrain, un entresol et la chapelle à proprement parler, bordée en hauteur d’un chemin de garde : la chapelle devait servir à un but religieux, mais aussi pouvoir assurer la défense du palais.

Servant toujours de lieu de conclaves des cardinaux lorsqu’il s’agit d’élire un nouveau pape, elle est aussi ouverte au public, mais sous stricte surveillance. Nombreux sont les touristes à s’y presser pour admirer les décorations des plus grands artistes de la renaissance : Michel-Ange (le « Jugement Dernier »), le Pérugin, Sandro Botticelli, Domenico Ghirlandaio, Pinturicchio… Mais voilà, on ne fait pas ce qu’on veut dans cette salle, à commencer par des photos (même sans flash). Les raisons exposées ne sont pas toutes claires : on retiendra que les peintures sont plus délicates que des mosaïques. De même, des plantons se chargent de faire revenir le silence dès que le niveau sonore devient trop important, tout en traquant les photographes récalcitrants.

Au final, entre la foule, la pénombre et la présence des gardiens, il m’a été difficile d’apprécier véritablement cette chapelle. Et pas de photo, bien sûr.

Et enfin, une demi-heure plus tard, nous arrivons en vue du hall latéral de Saint-Pierre du Vatican.

La Basilique Saint-Pierre

De dimensions extérieures de 219 m de long pour 136 m de haut, et des dimensions intérieures de 188 m de long, pour 154,60 m de large pour 119 m de haut, la basilique est le plus important édifice religieux du Catholicisme. Construite à l’emplacement de la première basilique construite sous l’empereur Constantin, s’étala de 1506 à 1626. De nombreux architectes y participèrent, dont Bramante, Michel-Ange et Le Bernin.  

Son nom viendrait de la présence du tombeau de l’apôtre Pierre, premier évêque de l’Église chrétienne à Rome (et donc premier pape), qui serait situé sous le maître-autel au centre de l’église, sous le baldaquin baroque de Le Bernin. 

Nous pénétrons par le narthex, un long portique rappelant ceux des églises romanes ou byzantines, qui annonce déjà le gigantisme que nous allons retrouver à l’intérieur.

Hall extérieur de la Basilique Saint-Pierre Read the rest of this entry »

Cité du Vatican (2) – Les Galeries et les Chambres de Raphaël

La visite se poursuite avec une suite de galeries richement décorées. La première que nous empruntons est la Galerie des Candélabres. Construite en 1761, il s’agissait à l’origine d’une loggia ouverte qui fut fermée à la fin du XVIIIe siècle. Les peintures du plafond sont de 1883-87. Elle abrite des statues romaines, répliques d’originaux grecs de la période hellénistique et correspondant aux arcades, de grands candélabres du IIe siècle.

Adjacente à la Galerie des Candélabres, se trouve la Galerie des Tapisseries, où sont conservées des tapisseries flamandes réalisées à Bruxelles à l’époque du pape Clément VII (1523-1534) par des élèves de Raphaël. Exposées pour la première fois dans la Chapelle Sixtine, elles furent transportées dans cette galerie en 1838.
Read the rest of this entry »

Cité du Vatican (1) – Le Musée Pio Clementino

Après avoir déjeuné rapidement dans un petit restaurant pratiquant des tarifs éhontés, parce que placé en face de l’entrée des Musées du Vatican, je rejoins le groupe de touristes pour un départ à 14h3à pétantes. Tout commence bien entendu par le passage aux détecteurs de métaux. Si les passeports ne sont tout de même pas demandés (Le Vatican est un état bien distinct de l’Italie depuis les Accords du Latran en 1929), la sécurité n’est pas négligée.

Une fois le check-point passé, nous arrivons en vue de la Cour de la Pigne, occupée par les deux deux sphères concentriques du sculpteur Arnaldo Pomodoro (1990).

Mais ce n’est qu’en nous retournant que nous comprenons d’où cette cour porte son nom : à une immense pomme de pin en bronze, d’environ 4 mètres de haut, placée dans la niche du Palais du Belvédère. À l’époque classique, elle se trouvait à Rome près du Panthéon, dans ce qui est devenu le quartier de la Pigne. De part et d’autre de la pomme de pin se trouvent deux paons de bronze, copies d’originaux du IIe siècle apr. J.C, conservés dans le Braccio Nuovo.

Read the rest of this entry »

Italie – Rome (2) : les Thermes de Dioclétien, la Piazza Spagna et la Villa Médici

Ce deuxième jour à Rome commence par une visite des Thermes de Dioclétien, qui se situent dans l’environnement immédiat de l’hôtel. J’en avais visité une partie la veille avec la visite de la Basilique Sainte-Marie-des-Anges. Cette fois-ci c’est au tour du Musée National des Thermes.

Les Thermes de Dioclétien

La construction des Thermes commença en 298, commanditée par l’Empereur Maximien. Leurs noms proviennent du frère de celui-ci, Dioclétien. Les Thermes ouvrirent en 306, après l’abdication des deux Empereurs. C’étaient les plus vastes jamais construits à Rome, pouvant accueillir jusqu’à 3000 personnes.

Ils furent en service jusqu’au VIe, époque à laquelle les Goths coupèrent les aqueducs les alimentant. Comme la plupart des monuments romains antiques, ils furent reconvertis en carrières de matériaux pour d’autres constructions.

En 1564, le pape Pie IV chargea Michel-Ange d’aménager l’église qui avait été installée dans l’ancien frigidarium en basilique pour les Chartreux. Ce qui marqua la naissance de la Basilique Sainte-Marie-des-Anges, le dévouement aux martyrs chrétiens étant ajouté par la suite. En effet, les bâtiments des thermes auraient été construits par des chrétiens réduits en esclavage, en conséquence de la grande persécution mise en œuvre par l’Empereur Dioclétien.

Le Musée National des Thermes est installé dans une autre partie du bâtiment central des thermes antiques. Depuis 1990, il accueille diverses expositions temporaires (lorsque les objets sont en attente de trouver une place définitive dans un musée) et des sculptures provenant des divers établissements de thermes de Rome.

L’entrée du Musée National:

Read the rest of this entry »