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Archive for December 2005

Japon – Tokyo : Un samedi à Asakusa (4)

  • Lanternes japonaises…

La fin du périple était pour moi et mes 3 autres collègues de visite le magasin d’un artisan spécialiste dans la peinture sur lanterne. Ne riez pas, au Japon, les lanternes font partie de la culture et du patrimoine ! Et le monsieur a été très fier de nous apprendre qu’il était le 5e du nom à perpétuer l’art familial, et que la relève était assurée jusqu’à la 7e génération ! (Je ne pense pas que dans ce quartier très traditionnel, les enfants des artisans aient beaucoup le choix de leur avenir).

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Japon – Tokyo : Un samedi à Asakusa (3)

  • Un petit gâteau ?

À la sortie du temple nous attendait l’une des surprises de la journée : assister à la fabrication du mochi, le 餅作り (Mochizukuri). Le mochi est fait à partir de riz, écrasé et concassé de manière à donner une pâte gluante et compacte : il se mange grillé, ou trempé dans une sauce aux haricots rouges. On le retrouve également en boulettes dans les nabe, ou dans la cuisine traditionnelle du Nouvel An (おせち料理)… Et je pense qu’il y a d’autres recettes.

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Japon – Tokyo : Un samedi à Asakusa (2)

  • Le temple Senso-ji (suite)

« 御 神籤 ». Tels sont les caractères non usités – et même ignorés par les Japonais contemporains – pour designer les prédictions tirées au sort que l’on trouve dans les temples : « o-mikuji ».
Le tirage des o-mikuji se fait d’une façon bien particulière, et très ordonnée : il faut prendre le cylindre de métal posé à cet effet, bien secouer, retirer la baguette qui sort par le trou percé, puis lire le numéro qui est marqué dessus et rechercher le tiroir correspondant au numéro. Les étapes suivantes consistent à prendre le petit papier au sommet de la pile, puis pleurer ou sauter de joie selon la prédiction. Ceux qui auront tiré un mauvais numéro auront toujours la possibilité de conjurer le mauvais sort en attachant le papier autour des branchages d’un arbre ou des cordons métalliques d’une sorte de tancarville, version customisée pour temple.

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Japon – Tokyo : Un samedi à Asakusa (1)

C’est par un beau samedi ensoleillé de décembre que je me suis retrouvée dans le quartier d’Asakusa, sous la porte de Kaminarimon, en compagnie des joyeux lurons de l’AFJ (Association des Français du Japon) qui avaient signé pour cette visite guidée de l’un des quartiers les plus authentiques de Tokyo : Asakusa.

Point phare de ce que les Japonais appellent 下町 Shitamachi ou « ville basse », Asakusa a été pendant plusieurs siècles le quartier animé de Tokyo, réunissant tavernes, théâtres, mais aussi le plus grand quartier de prostituées de la capitale. Son « déclin » remonte à la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, lorsque le centre de Tokyo s’est déplacé plus à l’ouest, zone moins détruite que Shitamachi, et que des quartiers tels que Shinjuku, Shibuya et Roppongi ont émergé.

Le quartier d’Asakusa est surtout connu pour son temple, le Sensoji, et le building de la société japonaise Asahi, de l’autre côté de la rivière Sumida. Ce gros pavé noir est très facilement repérable à l’étrange goutte d’or ornant son toit, figurant la mousse d’une bière pression (designer : Philippe Starck).  À noter que lorsqu’on a la voit, on a plutôt tendance à penser irrévérencieusement… à une « crotte » géante posée sur un bâtiment.

  • Le temple Senso-ji

Son histoire remonte au 18 mars 628 (les Japonais aiment la précision). Histoire ou plutôt légende ? On raconte que deux frères pêcheurs auraient trouvé dans leurs filets une petite statue de bronze de Bouddha de 5 cm. Ils auraient rendu l’objet à la rivière Sumida à maintes reprises, pour la retrouver invariablement le lendemain, une nouvelle fois prise dans leurs filets. Intrigués par ce phénomène, les deux frères auraient apporté la statue à leur maître et chef de village, qui décida de la conserver dans sa demeure, et de bâtir un temple en son honneur en 645.

Comme de nombreux temples au Japon, le Sensoji a dû affronter les vicissitudes du temps : multiples tremblements de terre et incendies ont de nombreuses fois réduit le site en cendres ou en gravas, mais ce sont finalement le tremblement de terre de 1923 et les bombardements de 1945 qui ont eu raison de l’ensemble des bâtiments construits au 17e siècle. Presque entièrement rasé par les bombes américaines, le site actuel a poursuivi sa reconstruction jusque dans les années 1980, avec l’ajout final de l’énorme lanterne de la Kaminarimon (offerte par la société Panasonic) et le rafraîchissement des boutiques de la Nakamise Dori. Le Sensoji reste néanmoins le temple le plus ancien de Tokyo, même si le bâtiment le plus vieux (la porte Nitenmon 二天門 ) ne date que de 1618.

Pour atteindre le temple Sensoji en lui-même, il faut tout d’abord passer la porte Kaminarimon (littéralement : Porte du Tonnerre). Celle-ci est reconnaissable par sa couleur rouge vermillon, l’énorme lanterne marquée des caractères 雷門 (Kaminarimon), et le grouillement de touristes à ses alentours. La porte tient son nom des deux statues qui ornent son encadrement : Raijin 雷神, le dieu du tonnerre (pilier de gauche), et Fujin 風神, le dieu du vent (pilier de droite).

La lanterne géante offerte par Matsushita (Panasonic):

asakusa_003

Un dieu côté face du pilier:

asakusa_004

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