Archive for February 2007
Japon – Tokyo : le jardin Rikugien
Situé à une dizaine de minutes de la station de métro Komagome (Nanboku Line), le Rikugien, l’un des parcs scéniques de Tokyo, cache ses trésors derrière un haut mur à la Japonaise, à l’instar de son cousin le Korakuen.
Le nom du jardin fait référence à un système de catégorisation des poèmes en Chine, ayant une influence sur la poésie japonaise waka. Normalement prononcé « Roku » le premier caractère de son nom se prononce à la Chinoise ; « Riku ».

Japon – Tokyo : Sugamo, le Harajuku du Troisième Age…
C’est par un froid samedi de février, où la bise soufflait impitoyablement sur Tokyo, envoyant le thermomètre frôler les 5 degrés, mais accentuant chaque couleur que mes yeux pouvaient percevoir, que je me suis faite la réflexion à moi-même que cela était parfait pour une balade dans Tokyo. Ni une ni deux, j’ai une fois de plus empoignée mon appareil photo, après avoir « fixé » un petit problème (l’objectif était en train de se désolidariser du reste de l’appareil… Utilisation excessive ?), et me voilà embarquée pour Sugamo.

Japon – Tokyo: le temple Sengaku-ji
Dimanche 18 février ; profitant d’une accalmie aussi inattendue que providentielle, je m’empresse de voler jusqu’à la station Kasuga de la ligne Mita (en clair Tokyo Dome) pour me rendre dans un temple que je n’ai jamais visité jusqu’alors : le Sengakuji.

Situé à une minute de l’immense station de Shinagawa sur la ligne Toei Asakusa, niché entre une école et des immeubles d’habitation, Sengaku-ji est l’un des temples les plus connus de Tokyo. Bien que de petite taille et ne possédant aucun bâtiment particulièrement impressionnant, le Sengakuji est chargé d’histoire ; celle des 47 ronin.
Japon – Tokyo: Shitamachi et la rivière Sumida
Deuxième partie de mon récit sur les rives de la rivière Sumida. Nous sommes toujours le 17 février, il fait toujours gris et la pluie menace encore de tomber… Les oiseaux chantent, mais comme je longe une voie expresse, je ne risque pas de les entendre…

La suite de ma promenade a consisté en la descente depuis Mukojima jusqu’à l’île de Tsukishima des rives de la Sumida. C’est un parcours que j’ai fait maintes et maintes fois en bateau, mais jamais à pied. Les rives ne sont pas toujours aménagées entièrement, et il faut souvent alterner rive Est et rive Ouest, mais cela permet de mieux observer la vie des clochards qui peuplent les lieux, et de comprendre l’imbrication architecturale que les urbanistes nippons – visiblement prêts à ne reculer devant rien pour maximiser l’espace – ont réalisé.
Pourtant, les rives de la Sumida n’ont pas toujours ressemblé à ce qu’elles sont de nos jours…
Japon – Tokyo: Promenade à Mukojima
C’est par un samedi matin gris et maussade que je me suis décidée à empoigner mon appareil photo, une carte de Tokyo et mon guide – en japonais - sur Shitamachi (les quartiers populaires), et à partir pour Mukojima, situé un tout petit plus au nord qu’Asakusa. Une destination inhabituelle pour une gaijin, étant donné que le lieu n’est que rarement cité dans les guides de voyage en langues étrangères.

Je commence par suivre la rivière Sumida à travers les jardins aménagés sur les rives, et occupé par de nombreux sans-abris. Vivant dans de petites tentes bleues pour les plus « fortunés », dans des cartons pour les autres, ils se montrent en général très indifférents au passage des touristes ou habitants du quartier. Plutôt âgés – beaucoup doivent avoir la soixantaine et plus – ils constituent une population flottante, jetée à la rue par des restructurations d’entreprise, le manque d’argent une fois la retraite venue ou par leur propre volonté, pour ceux qui voulaient disparaître de la société.

Japon -Tokyo : 日本橋 Nihonbashi, le pont du Japon
Le quartier de Nihonbashi était l’un des principaux centres marchands durant l’époque d’Edo. Son développement est attribué à la puissante famille Mitsui, qui basa ses activités de vente de détails à Nihonbashi, et développa son premier grand magasin, Mitsukoshi. Le marché au poisson se trouvait également là, avant d’être déplacé à l’actuel emplacement de Tsukiji. Nihonbashi devint également une importante place financière (présence de nombreux établissements financiers) avec le boom de la finance après la Deuxième Guerre Mondiale.

Le Pont de Nihonbashi acquit sa célébrité au 17ème siècle, alors qu’il était le terminus de la route du Tokkaido, reliant Edo à Kyoto. Il était alors connu sous le nom de Edobashi, le « Pont d’Edo » (Edo étant l’ancien nom de Tokyo). Durant l’Ère Meiji, le pont en bois fut remplacé par un pont en pierres plus large, qui a perduré de nos jours, malgré la construction des voies aériennes qui l’encerclent totalement. Ce pont est également le point utilisé pour mesurer les distances avec Tokyo (« à 35 kilomètres de Tokyo » devant se comprendre comme « à 35 kilomètres du pont de Nihonbashi »).