Cité du Vatican (1) – Le Musée Pio Clementino
Après avoir déjeuné rapidement dans un petit restaurant pratiquant des tarifs éhontés, parce que placé en face de l’entrée des Musées du Vatican, je rejoins le groupe de touristes pour un départ à 14h3à pétantes. Tout commence bien entendu par le passage aux détecteurs de métaux. Si les passeports ne sont tout de même pas demandés (Le Vatican est un état bien distinct de l’Italie depuis les Accords du Latran en 1929), la sécurité n’est pas négligée.
Une fois le check-point passé, nous arrivons en vue de la Cour de la Pigne, occupée par les deux deux sphères concentriques du sculpteur Arnaldo Pomodoro (1990).
Mais ce n’est qu’en nous retournant que nous comprenons d’où cette cour porte son nom : à une immense pomme de pin en bronze, d’environ 4 mètres de haut, placée dans la niche du Palais du Belvédère. À l’époque classique, elle se trouvait à Rome près du Panthéon, dans ce qui est devenu le quartier de la Pigne. De part et d’autre de la pomme de pin se trouvent deux paons de bronze, copies d’originaux du IIe siècle apr. J.C, conservés dans le Braccio Nuovo.
La visite commence vraiment par le Museo Pio Clementino, situé dans le Petit Palais du Belvédère. Premier arrêt devant le célèbre Apollon du Belvédère, une copie romaine en marbre du IIe siècle apr. J.-C. d’après un original grec en bronze sculpteur Léocharès (330-320 a.C.), placé dans l’Agora d’Athènes. Elle représente le dieu Apollon en marche. On pense que son bras tendu pouvait tenir un arc dont la flèche se trouvait dans sa main droite.
Non loin de là, se dresse une autre statue bien connue : le groupe du Laocoon, copie romaine du Ier siècle apr. J.-C. d’après un original grec en bronze du IIe siècle av. J.-C., œuvre d’Hagésandros, Athanadoros et Polydore, retrouvée à Rome sur l’Esquilin en 1506. Cette sculpture représente le prêtre troyen Laocoon qui, ayant averti ses concitoyens de la tromperie cachée dans le cheval de Troie, don des Grecs, fut condamné par la colère d’Athéna à mourir avec ses deux fils, victime des serpents arrivés par la mer.
Autre statue : une ancienne statue romaine représentant le Tibre, restauré au début du XVIème siècle par Giovanni Angelo Montorsoli.
Étant donné la foule, nous ne pouvons que passer rapidement devant la Salle des Animaux, qui renferme des statues d’animaux d’époque romaine, considérablement et librement restaurés à la fin du XVIIIe siècle.
Le groupe progresse ensuite vers la Salle des Muses, où sont conservées des statues de muses et de poètes, toutes copies romaines d’originaux grecs.
Plus loin, la Salle Ronde est passablement embouteillée, car plusieurs groupes de touristes convergent. La Salle fut construite par Michel-Ange Simonetti à la fin du XVIIIe siècle, dans un style néoclassique. La coupole, d’un diamètre de 21,6 mètres, reprend celle du Panthéon. Son centre est occupé par un grand bassin rond d’une largeur de presque 5 mètres, provenant de la Domus Aurea et placée ici à la fin du XVIIIe siècle.
Parmi les hautes statues occupant ses murs se trouve l’Hercule en bronze doré de la fin du IIe siècle apr. J.-C., trouvé près du Théâtre de Pompée.
Difficile de manquer également statue colossale d’Antinoüs avec les attributs de Dionysos-Osiris. Antinoüs était un jeune homme originaire de Bithynie ayant vécu au IIe siècle apr. J.-C. Favori et amant de l’empereur Hadrien, il mourut âgé de 20 ans environ, noyé dans le Nil. Noyé par le chagrin, Hadrien le divinisa, ce qui explique qu’Antinoüs est représenté par un grand nombre d’œuvres d’art dans l’Antiquité.
Une statue représentant l’Empereur Claude…
Une représentation de Cérès.
Un sphinx : le Musée Égyptien ne doit pas être loin.
Une salle devant laquelle nous ne nous attarderons malheureusement pas, car nous sommes loin d’avoir complété le périple prévu.
















