Cité du Vatican (3) – Chapelle Sixtine et Basilique Saint-Pierre
Vers 16h00, le petit groupe auquel je me suis jointe arrive enfin en vue des bâtiments abritant la Chapelle Sixtine, laissant derrière lui les autres musées.
La Chapelle Sixtine
Celle-ci, devant son nom au pape Sixte IV qui la fit bâtir de 1477 à 1483, communique avec les Chambres de Raphaël et la collection d’art religieux moderne. Elle comprend un souterrain, un entresol et la chapelle à proprement parler, bordée en hauteur d’un chemin de garde : la chapelle devait servir à un but religieux, mais aussi pouvoir assurer la défense du palais.
Servant toujours de lieu de conclaves des cardinaux lorsqu’il s’agit d’élire un nouveau pape, elle est aussi ouverte au public, mais sous stricte surveillance. Nombreux sont les touristes à s’y presser pour admirer les décorations des plus grands artistes de la renaissance : Michel-Ange (le « Jugement Dernier »), le Pérugin, Sandro Botticelli, Domenico Ghirlandaio, Pinturicchio… Mais voilà, on ne fait pas ce qu’on veut dans cette salle, à commencer par des photos (même sans flash). Les raisons exposées ne sont pas toutes claires : on retiendra que les peintures sont plus délicates que des mosaïques. De même, des plantons se chargent de faire revenir le silence dès que le niveau sonore devient trop important, tout en traquant les photographes récalcitrants.
Au final, entre la foule, la pénombre et la présence des gardiens, il m’a été difficile d’apprécier véritablement cette chapelle. Et pas de photo, bien sûr.
Et enfin, une demi-heure plus tard, nous arrivons en vue du hall latéral de Saint-Pierre du Vatican.
La Basilique Saint-Pierre
De dimensions extérieures de 219 m de long pour 136 m de haut, et des dimensions intérieures de 188 m de long, pour 154,60 m de large pour 119 m de haut, la basilique est le plus important édifice religieux du Catholicisme. Construite à l’emplacement de la première basilique construite sous l’empereur Constantin, s’étala de 1506 à 1626. De nombreux architectes y participèrent, dont Bramante, Michel-Ange et Le Bernin.
Son nom viendrait de la présence du tombeau de l’apôtre Pierre, premier évêque de l’Église chrétienne à Rome (et donc premier pape), qui serait situé sous le maître-autel au centre de l’église, sous le baldaquin baroque de Le Bernin.
Nous pénétrons par le narthex, un long portique rappelant ceux des églises romanes ou byzantines, qui annonce déjà le gigantisme que nous allons retrouver à l’intérieur.
Avant de pénétrer à proprement parler dans la Basilique, nous passons devant la « Porte Sainte ». La tradition, datant de 1423, veut que cette porte soit symboliquement ouverte par le pape pour marquer le début de l’Année Sainte. Avant le jubilé de l’an 2000, il était de coutume que le souverain pontife ouvre la Porte Sainte de Basilique Saint-Pierre, puis déléguait ce pouvoir à un cardinal pour l’ouverture des portes dans les trois autres basiliques majeures (Saint-Jean du Latran, Sainte-Marie-Majeure et Saint-Paul-hors-les-mur). Le pape Jean-Paul II rompit avec cette tradition en procédant lui-même à l’ouverture et à la fermeture de toutes Portes Saintes. Celle de la Basilique Saint-Pierre restant la première à être ouverte et la dernière à être fermée.
En progressant à l’intérieur, la Nef apparaît dans toute sa splendeur… même si elle n’est pas vraiment droite.
Les allées transversales sont également impressionnantes.

La Pietà de Michel-Ange. La statue en marbre représente la « Vierge Marie douloureuse » (Mater dolorosa) tenant sur ses genoux le corps du Christ descendu de la Croix avant sa mise au tombeau.
La chapelle où se trouve le tombeau de Jean-Paul II:
Détail du plafond, avec une petite coupole:
Dans l’une des sacristies, la liste (presque complète) de tous les papes nommés depuis Saint-Pierre (en haut de la liste):
L’immense baldaquin surmontant le maître-autel est une pièce de bronze de 29 m de haut, la plus grande structure de bronze au monde. Le baldaquin est inspiré des ciboires présents dans de nombreuses églises de Rome, visant à créer un espace sacré au-dessus et autour de l’autel, lieu où s’opère le mystère de l’Eucharistie.
Un autre autel près de la sacristie sus-mentionnée:
Et des arches, des voutes, des chapelles…
Du Narthex, les actuels logements du pape sont visibles:
En s’avançant un peu dans les escaliers, on s’aperçoit que les colonnes extérieures du narthex s’élèvent bien trop haut pour être prises en photo.
A la sortie, un Garde Suisse est en faction:
La Place Saint Pierre fut arrangée à l’origine sous l’inspiration du Bernin, entre 1656 et 1667, à l’est de la basilique. Elle est composée de deux sections : l’une en trapèze inversé s’élargissant vers la basilique, visant à rétrécir la largeur jugée excessive de la façade de celle-ci, l’autre en forme de cirque elliptique organisé autour de l’obélisque. L’unité de l’ensemble est assurée par la continuité des portiques à colonnes toscanes disposés en deux branches.
La façade de la Basilique:
L’une des fontaines, avec l’obélisque de Caligula et les appartements papaux en arrière-plan:























