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Japon, hors-Tokyo

Japon – Kyoto : Les temples Hongan-ji

Kyoto fait aujourd’hui honneur à sa réputation de cuvette et est une véritable étuve. Le typhon étant toujours stationné sur la région du Kanto, les courants d’air chaud jouent les prolongations sur le Kansai. A dix heures, il fait déjà 32 degrés, et le bitume commence à se faire mou sous les pas. Dommage, car j’ai un agenda chargé aujourd’hui ; visiter la partie Est de l’Ancienne Capitale Impériale.


Je commence par le temple les plus proches de mon hôtel : le Higashi-Honganji et le Nishi-Honganji.


Ces deux temples étaient à l’origine un seul et même lieu de culte, établi en 1321 sur le site du Mausolée Otani (lieu de sépulture de Shinran, le fondateur de la secte de la Terre Pure). Le Honganji gagna une considérable influence au 15ème siècle, grâce à l’extension de ses enseignements dans les provinces voisines, dont la future ville d’Osaka. Durant la période de Sengoku, Oda Nobunaga, craignant la montée en puissance des moines du Honganji, entreprit de détruire l’influence du temple et assiégea pendant dix ans « sa succursale » d’Osaka, le Ishiyama Hongan-ji (où fut construit par la suite le château d’Osaka).


Après l’assassinat de Nobunaga en 1582, Toyotomi Hideyoshi reprit les rênes du pouvoir. Favorable à l’Institution du Honganji, il offrit au temple la terre où il se trouve actuellement. En 1602, juste après son avènement en tant que Shogun, Tokugawa Ieyasu ordonna que le temple soit séparé en deux ; le Higashi Honganji, et le Nishi Honganji.


  • Le Higashi Hongan-ji

Il fut construit en 1602, l’année de la séparation du Honganji. L’énorme Goei-do (le Hall Principal) est l’un des premiers bâtiments que l’on peut apercevoir depuis la gare de Kyoto, et le bâtiment en bois le plus vaste de la ville. Une architecture dont il est malheureusement difficile de profiter, étant donné qu’il est en rénovation jusqu’en 2011.

東本願寺 Higashi-Honganji 8 Read the rest of this entry »

Japon – Kyoto: la rivière Kamo, Gion et Pontocho

Il n’y a entre Kobe et Kyoto que 25 minutes en Shinkansen ; c’est donc vers 16h00 que je foule le carrelage du quai de la gare de Tokyo. Une impression de déjà vu me saisit ; c’est après tout la cinquième ou si sixième fois que je viens dans l’ancienne cité impériale. Et la dernière, avant un certain temps, très certainement.


Après avoir lâché mes bagages à l’hôtel que je loue à Karasuma Dorii (15 minutes à pied de la gare), je fais une pause information, et regarde le flash de la NHK concernant le typhon qui est en train de noyer Tokyo. Une chose est sure ; je suis mieux ici que là-bas, même si le temps est un peu gris. Munie ensuite d’une carte de Kyoto, je pars pour une exploration de Kyoto (ou ré-exploration, devrais-je dire).


Trente minutes de marche me suffisent pour atteindre ma première étape du soir ; la rivière Kamogawa. La « rivière aux canards », prenant ses sources dans les montagnes Sakigatake, au nord de Kyoto, était jadis la frontière naturelle fixant les limites Est du Palais Impérial. De nos jours, elle est une rivière au lit assez large, au débit peu important, dont les rives bétonnées retrouvent leur grâce à la floraison des cerisiers. A l’heure à laquelle je passe ce jour là, les berges servent de point de ralliement à toutes les personnes venant admirer le magnifique coucher de soleil qui se dessine dans un horizon débarrassé soudainement de ses nuages.

京都・加茂川: the bridge of Shijo 京都・加茂川: the ryotei of Pontocho 1

Et la magie propre au fin de typhon opère ; l’humidité et le soleil font naître un arc-en-ciel de 180° degrés, juste au-dessus de la rivière Kamo. Tout le monde s’exclame, les badauds s’assoient sur les pavés des rives, et moi je prends des photos. Derrière, les ryotei suspendus sur pilotis de Pontocho se préparent pour le service du soir. Les lanternes s’allument doucement…. et je savoure ce moment de sérénité.

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Japon – Kobe: Kitano et le temple de Ikuta

Le typhon est maintenant stationné au-dessus du Kanto, et toujours par le jeu des courants d’air chauds et froids, dans le Kansai, c’est une atmosphère à l’humidité et à la chaleur de cocotte minute qui s’installe. Il souffle de plus de vent, assez fort pour ruiner mes velléités de monter au Mont Rokko via le téléphérique. Cela soufflait déjà suffisamment la veille lorsque je suis allée à Nunobiki, je n’ose pas imaginer ce que cela doit être par ce vent. Adieu ma seule occasion de visiter la ferme d’élevage du célèbre bœuf de Kobe (Dommage, des photos de vaches japonaises, cela aurait été bien dans mon album photos… ^^).


Je décide donc de compléter ma visite de Kitano, par la seule maison où je n’ai pas eu le temps de visiter la veille ; le Pavillon italien, rebaptisé « Platon Decorative Arts Museum ». Une maison de style italien, qui servait de demeure à des expatriés de la firme Nescafé, et qui est désormais reconvertie en musée, réunissant des toiles de maître italiens et français. J’apprécie d’ailleurs beaucoup le professionnalisme du guide touristique, faisant visiter les lieux en costume queue-de-pie s’il vous plaît ! Ne pas manquer la Rolls Royce sagement garée à l’entrée, ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion d’en voir une!

the Italian House

En redescendant vers Sannomiya, je croise un français qui m’invite gentiment à venir prendre un verre dans son restaurant, le Café de Paris. La faim se faisant sentir, et la conversation étant agréable, je finis par déjeuner là, sur des airs d’Edith Piaf. Un restaurant à l’ambiance sympathique que je recommande !

Kobe: french restaurant in Kitano Read the rest of this entry »

Japon – Kobe : Kitano, Nunobiki Garden et Nankin

Il fait chaud, très chaud dès le matin, et il y a une bonne raison à cela ; un typhon se dirige droit sur le Kanto, repoussant l’air chaud sur le Kansai, Shikoku et Kyushu. De Sakurajima à Osaka, il n’y a guère d’endroits où il ne fait pas 33°C dès 10h du matin… Je sors donc un peu plus tardivement que d’habitude, et regrette très vite de ne pas avoir un chapeau pour me protéger du soleil.


La destination de la journée est le quartier de Kitano, célèbre pour ses anciennes maisons de style européen du 19ème et début du 20ème siècle. Dès l’ouverture du port de Kobe en 1867, des colons européens, américains ou chinois se sont vus attribuer un quartier, sur les hauteurs de Kobe, et y ont recréer un environnement rappelant leur pays. A l’heure actuelle, une douzaine de ces bâtisses se visitent, ou ont été transformées en musée. D’autres sont encore habitées par les descendants des colons venus sous l’Ere Meiji ou Taisho.


En venant de la station de Sannomia, les premières demeures que je rencontrent sont l’ancienne Ambassade du Panama, puis les maisons française, anglaise et la maison de Ben.


A deux pas de là, la Line House attire un peu plus mon attention. La maison est nommée ainsi à cause des lignes bordeaux peintes à ses angles. Elle fut construite en 1915 pour Mme J.R. Drewell, originaire de France, et a ouvert ses portes au public en mars 2006. Servant de point d’information pour les visiteurs, elle est un peu la porte d’entrée sur le quartier des Ijin-kan (« Pavillons des non-résidents »).


Kitano district

La suite immédiate réserve des surprises ; des Japonaises habillées en Hollandaises invitent bien gentiment les touristes à venir visiter la Maison des Pays-Bas. Même chose pour la Maison du Danemark. Très franchement, je trouve ce genre de mascarade superflue, et préfère passer mon chemin et poursuivre vers la Uroko no Ie, qui elle, vaut le coup.

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Japon – Kobe : La zone portuaire

Comme je m’y attendais la visite du château de Himeji et du jardin Kokoen ne me retiennent guère plus qu’une demi-journée, et je me retrouve donc à reprendre le train en milieu d’après-midi, direction Kobe. Vingt-cinq minutes plus tard, je me retrouve à la gare de Kobe, en plein centre de la ville, dans la même chaleur étouffante qu’à Himeji. Un taxi m’emmène à mon hôtel, le Casabella Inn, dont le nom est assurément plus agréable que la chambre, sobre et austère. Rien de gênant, car après tout, je suis là pour visiter, et non me prélasser sur mon lit.


L’hôtel est tout de même bien placé, car je suis seulement à dix minutes à pied de la gare, et à proximité de l’un des lieux touristiques de Kobe : le Minatogawa. Le temple est dédié à un guerrier local, Kusunoki Masashige, surnommé « Dai-Nanko », qui mourut lors de la bataille de Minatogawa au 14eme siècle.


Le temple Minatogawa…

神戸・湊川神社 Minatogawa Jinja 7

神戸・湊川神社 Minatogawa Jinja 9 Read the rest of this entry »

Japon – Himeji : Le château et le jardin Kokoen

Passés mes trois jours de visite à Hiroshima, j’ai repris le Shinkansen pour rejoindre la ville de Himeji, moyennant une heure de trajet. La ville est célèbre pour son château du 14eme siècle, symbole de l’art médiéval japonais de la construction des places fortifiées au même titre que les châteaux de Kumamoto et Matsumoto.


Débarquant le soir du 3 septembre, je m’aperçois vite qu’en dehors de la visite du château, la ville offre guère d’autres activités, à part compter le nombre d’hôtels incluant « castle » dans leur nom. Le mien, le « Himeji Castle », est l’un de ces hôtels de province dédiés aux cérémonies de mariage et séminaires d’entreprises. Ce qui implique distributeurs de bières et recharge « pay-per-view » de films porno à volonté. Peu enthousiaste de ces services, j’empoigne donc mon appareil photo, et décide de faire une petite visite nocturne au château. Celui-ci n’est pas ouvert de nuit, mais son parc l’est, ce qui permet de prendre quelques clichés du château, éclairé.


Himeji Castle by night姫路城 Himeji Castle by night

La vraie visite à lieu le lendemain, sous un soleil de plomb et une température estivale de 35°C. Dure à supporter la chaleur, étant donné que les boissons sont interdites dans l’enceinte du château. Premier passage obligé dès l’entrée dans le château, avec une photo souvenir…

Himeji Castle and me Read the rest of this entry »

Japon – Hiroshima : Pagode de la paix, Shukeien, Parc Hijiyama

Je m’en vais tôt de l’hôtel, sans idée vraiment précise de ce que je vais visiter aujourd’hui. A part une chose ; j’irai bien voir de plus près ce qu’est cette espèce de grosse cloche renversée qui scintille au-dessus de la colline. Mon premier soucis est de traverser la gare, qui mine de rien, mérite l’adjectif de tentaculaire. Je finis par « dégotter » un passage souterrain qui m’amène de l’autre côté. Les yeux toujours rivés à la cloche d’argent, j’arrive aux pieds d’une colline me signalant moult temples parsemés sur le chemin vers la pagode de la paix (c’est son nom). Qu’à cela ne tienne ! Je me lance donc dans la pente bien bitumée, où s’accrochent des deux côtés de la route temples en bois, mais également jolies petites résidences secondaires. Il n’y a pas à dire, on vit mieux en dehors de Tokyo.

Hiroshima: on the way to Peace Pagoda

La Pagode de la Paix a été construite en 1966, comme une prière pour le repos des âmes des victimes de la bombe atomique, et un appel à la paix mondiale. Elle contient des cendres de Bouddha (cadeaux du premier ministre Indien et d’un groupe de moines bouddhistes Mongoles). Y sont aussi conservées des dizaines de milliers de pierres commémoratives, chacune d’entre elles représentant une prière offerte par un résident de la préfecture d’Hiroshima.

Hiroshima: the Peace Pagoda

Il n’y a guère d’autres choses à visiter sur ce promontoire, à part admirer la vue sur Hiroshima (et aussi sur le cimetière en contre bas). Après une courte pause (il fait tout de même 35 degrés !), je redescend la colline, à la recherche du Onagataten-Mangu, que malheureusement je ne trouverai jamais.

Hiroshima view from the Peace Pagoda Read the rest of this entry »

Japon – Miyajima : Le Mont Missen

L’ascension jusqu’au Mont Missen se fait par le funiculaire de Miyajima, et dure une demi-heure environ. Le funiculaire recoupe en fait deux lignes ; celle de Momijidani, sur 1.1 kilomètres, composée de 22 « gondoles », et celle de Shishiiwa, fonctionnant grâce à deux tramways aériens (ce n’est donc pas la même affluence). Les gondoles sont les plus intéressantes du point de vue des sensations, étant donné qu’elles oscillent au moindre vent.

瀬戸内海公園 Setonaikai Park from Mt Missen

J’arrive vers 16 heures à la station du Mont Missen, et m’attendris un petit moment sur les singes prenant un bain de soleil sur les pentes sablonneuses et ocres.

I'm thinking...

La vue est également imprenable sur le Parc de Setonaikai. Celui-ci, regroupant plusieurs îles de la Mer intérieure de Seto, dont Miyajima, a été fondé en 1934, et couvre une superficie de 627 km2. On se croirait presque dans le midi…

The blue of Setonaikai Read the rest of this entry »

Japon – Miyajima : Autour du Senjyokaku et du Daishoin

Après une pause dans un restaurant de la rue principale (tempura aux huîtres, l’une des spécialités) , je continue ma tranquille promenade dans les lieux encore non visités de Miyajima. Mon choix se porte tout d’abord sur la pagode à cinq étages de l’île (Go-ju no to) construction en bois de 27,6 mètres de haut, mélange de style japonais et Tang. Construite en 1407, elle renfermait autrefois une statue de bouddha. Prendre cette pagode en photo est pour moi un vrai challenge, surtout par ce temps couvert, qui la fait ressortir très sombre; après plusieurs tentatives infructueuses, je me résous à n’en prendre qu’une partie, ce qui me permet de conserver sa magnifique couleur rouge vermillon.

The Gojunoto

Tout à côté du Go-ju no to se trouve une autre merveille en bois ; le pavillon Senjyokaku. Grande librairie de sutras construite en 1587 sur les ordres de Toyotomi Hideyoshi, c’est le plus grand bâtiment de l’île. D’une superficie de 857 tatamis, il est surnommé le « Pavillon aux mille tatamis ». Sa façade, ouverte aux quatre vents, n’est pas un caprice architecturale ; la construction de la librairie a été suspendue à la mort de Hideyoshi.

豊国神社(千畳閣)Senjokaku Hall Read the rest of this entry »

Japon – Miyajima : L’aquarium

Je ne vais pas faire un post très long sur l’Aquarium de Miyajima, mais plutôt mettre des photos prises à cet endroit. Elles valent mieux que de longs discours, mais n’arrivent pas à égaler cette vidéo de marsouins tout sourire.


Précisons tout de même que cet aquarium, affichant plus de 300 tonnes d’eau en bassin, présente beaucoup d’éléments de la faune et flore aquatique de la Mer Intérieure de Seto, mais aussi d’autres régions du globe ; requins d’Amérique du Sud, poissons géants de l’Amazonie, manchots de Antarctique, phoques…


Place aux photos!

Un poisson de la Mer Intérieure de Seto

Exemple de fonds marins de la Mer de Seto:

Un crabe joue à l’exhibitioniste…

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