Posts Tagged ‘Hachobori’
Japon – Hiroshima : Le château et le quartier de Hachobori
A partir du Dôme de la Bombe A, il est très facile de rejoindre le Château de Hiroshima à pieds, en longeant le stade de Base-ball de Hiroshima, puis la zone des bibliothèques, perdues dans la nature. Une promenade loin d’être tranquille si comme moi, vous tombez un samedi où à lieu une rencontre de base-ball ; difficile dans ce cas d’échapper aux cris des supporters.
Il ne faut pas aller visiter le château dans l’espoir de pénétrer dans l’authentique bâtiment du 16ème siècle ; il a été pulvérisé comme le reste durant le bombardement atomique. Le « château » actuel ne correspond en fait qu’à une des tours du château d’origine, reconstruite en 1958, mais on peut toujours voir dans le parc l’entourant les pierres de fondation de l’ancien édifice.
- Aux origines d’Hiroshima
Le delta de la rivière Otagawa était communément appelé « Gokamura », ce qui signifie “5 villages », en japonais. La construction du château d’Hiroshima fut décidée par Mori Terumoto, membre du conseil des « Cinq Grands Aînés » de Toyotomi Hideyoshi. Le 15 avril 1589, après la cérémonie de pose de la première pierre du château, on décida de rechercher un nom plus approprié pour cet édifice. Le caractère « Hiro » fut emprunté au nom de Oeno Hiromoto, un ancêtre de la famille Mori, et fut ajouté à « Shima », emprunté au nom de Fukushima Motonaga, qui guida Terumoto vers ce site. Bien sûr, il existe une autre tradition selon laquelle le nom d’Hiroshima proviendrait d’une grande île située dans l’estuaire de la rivière Otagawa. Hiroshima serait donc bien egalement synonyme de « grande île ».
- Le château d’Hiroshima
On rentre dans le parc d’Hiroshima par la porte principale, reconstitution de l’originale elle-aussi. Il est possible de pénétrer dans la tour de garde pour jeter un coup d’oeil aux maquettes reconstituant les plaines environnant Hiroshima. Rien de très palpitant en somme, si ce n’est la sensation d’être suivi par les fantômes des samouraïs du château tant le parquet craque. Mais cela sent bon le pin…
Japon – Tokyo : Fukagawa, l’autre Shitamachi
Ce post, ainsi que plusieurs autres, est consacré à la visite de Monzen-Nakacho et de Fukugawa, lieux symboliques du Shitamachi (“quartiers populaires”) de Tokyo, bien que moins connu des occidentaux que Asakusa ou Ryogoku.
- Commençons par un peu d’histoire…
En 1657, à l’époque du « Feu des Longues Manches » qui détruisit une large parte d’Edo, et en particulier Nihombashi et Hachobori, la zone s’étendant à l’Ouest de la rivière Sumida n’était qu’un marécage. Une fois les cendres de l’incendie éteintes, les survivants se réinstallèrent dans cette étendue en friche, suffisamment éloignée du cœur de la cité pour les préserver d’un éventuel nouvel incendie(*). Les quelques villages déjà existants devinrent les centres d’un commerce de bois de charpente, et se virent entourés de hangars et de docks.
Ci-dessous; un restaurant typique à la sortie de la station Monzennakacho et une guérite ambulante de vendeur de ramen.


Le commerce du bois conduisit de nombreux travailleurs extérieurs à Fukagawa à venir gagner leur pitance dans les entrepôts et les docks, à une époque où il n’existait qu’un seul pont sur la Sumida pour joindre les deux rives. S’y est donc développé un quartier « non-licencié », indépendant de la juridiction d’Edo, pour le plus grand plaisir des travailleurs de Fukagawa. Le feu qui détruisit Yoshiwara contribua a amené d’avantages de clients à cette zone de non-droit.
Le temple Tomioka-Hachimangu



